mardi 25 septembre 2012

Poème


Sur une barque de bois blanc

Qui glisse sur l’onde lisse et pâle,

Elle s’allonge en murmurant

Une mélodie triste, ancestrale.

Emporté par le courant,

Le bateau ivre fuit sans voile

Là où l’emporte le vent,

Sous un ciel sans lune, sans étoile.

Quand glisse une larme de sang

Le long de ses joues d’opale,

De sa complainte, l’on n’entend

Plus même un murmure, plus un râle.

Dans le silence assourdissant

D’une nuit vide et létale,

Le chant est mort, et les instants

Ont disparu comme les étoiles.
 
Jayne Doe
 
 

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