Sur une barque de bois blanc
Qui glisse sur l’onde lisse et pâle,
Elle s’allonge en murmurant
Une mélodie triste, ancestrale.
Emporté par le courant,
Le bateau ivre fuit sans voile
Là où l’emporte le vent,
Sous un ciel sans lune, sans étoile.
Quand glisse une larme de sang
Le long de ses joues d’opale,
De sa complainte, l’on n’entend
Plus même un murmure, plus un râle.
Dans le silence assourdissant
D’une nuit vide et létale,
Le chant est mort, et les instants
Ont disparu comme les étoiles.
Jayne Doe

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